Le circuit patrimonial proposé ci-dessous vous permettra de découvrir les traces du passé industriel de Floirac et de son habitat ouvrier. En outre, il recense plusieurs lieux de vie sociale (place parc, cinéma, bains-douches...) et des propriétés bourgeoises, emblématiques du territoire.
Si vous le désirez, cet article et la carte numérique sont accessibles sur les appareils mobiles (smartphones et tablettes). Les randonneurs peuvent quand à eux télécharger la carte du parcours sur leur GPS. Il suffit d'afficher la carte en plein écran et de télécharger ses données dans le format adéquat (menu de gauche de la carte).
Bonne balade !
M270 / École curie / Côté Sciences / Esplanade des Libertés

Inaugurée en 2008, la M.270 - Maison des Savoirs partagés est le bâtiment phare de la vie culturelle Floiracaise. Elle regroupe plusieurs équipements : salle de spectacle, médiathèque, salle multimédia, M270 Café, .....
Écoles Pierre et Marie Curie : Rénovées en 2008
Côté
sciences est né de la volonté de trois partenaires (mairie de
Floirac, inspection académique, Cap Sciences)
soucieux de développer une programmation scientifique à la destination
du grand public. Il a été inauguré en 2008. Il est installé dans des locaux qui
jouxtent l’école Pierre et Marie Curie et mène donc un travail de diffusion
auprès d’un large public. Écoliers, collégiens et lycéens, sont invités à
visiter et découvrir les 400 m² qui renferment un forum, un labo, un centre de
ressources pédagogiques, ainsi qu’un espace polyvalent destiné à accueillir
conférences, spectacles ou expositions. Les adultes ne sont pas oubliés puisque
de nombreuses et très fréquentées (pensez à vous inscrire à l’avance) balades
scientifiques sont organisées... N'oublions pas les "Mardi des sciences" rendez-vous incontournable des
curieux de la culture scientifique à Floirac !
Ces trois équipements s'ouvrent sur l'Esplanade des Libertés
Les Bains-Douches

La cité ouvrière «Maupéou»

La Mairie et les anciennes Écoles de la Souys

Construites en 1890/92. Les
écoles sont typiques des Écoles Républicaines de la fin
du XIX et première moitié du siècle dernier: École de garçons et École de
Filles. Aujourd'hui les classes servent de bureaux à la mairie, le préau est un
parking.
La mixité dans les écoles publiques ou privées s'est généralisée en France dans les années 1960 .
Le Parc du Castel

Notre Jardin Public. Le château du Parc a été construit au cours du XIXème
siècle par un ancien maire de Floirac. Racheté par la famille Ledoux, il est
depuis 1959 propriété de la Vile de Floirac qui aménage le parc et utilise la
demeure pour différents services. Aujourd'hui il est en attente de rénovation.
A noter que pendant la seconde guerre mondiale Mr Rosemberg y a séjourné avec
sa collection de tableaux.
A l'arrière du Château passe le "fil vert" permettant de révéler la richesse environnementale des lieux en vous conduisant sur les hauteurs de la ville avec des points de vue imprenables sur le fleuve et les façades rénovées des immeubles de Bordeaux.
Gare de La Souys / Gare de voyageurs sur la ligne Bordeaux Eymet.

Le trafic voyageur prend fin en 1951. Elle a subsisté partiellement (jusqu'au passage à niveau Gallian Richelieu) pour raccorder les entrepôts situés chemin de La Sauve non loin des cités Fraternité et Espérance. Cette voie ferrée doit devenir une voie pour un Transport en Commun en Site Propre reliant le futur Pont Jean-Jacques Bosc à La Bastide.
Maisons Ouvrières / Cité Bistuer

Ces maisons font penser aux corons tant par leur uniformité que leur proximité, cité aménagée par la Cie des Forges et Aciers de la Marine et d’Homécourt (SIDELOR) sur des baraquements ayant servi, à l’origine, de cantonnement aux troupes coloniales puis américaines durant la guerre de 14-18. Cette cité est composée de 54 logements de 4 ou 5 pièces, à ossature bois et WC extérieur. Aujourd'hui chacun y apporte sa touche personnelle "humanisant" ces lieux dont le patronat de l'époque ne cherchait que la fonctionnalité.
Cité de la rue Edouard Vaillant

Cité construite en 1948 par la Cie des Forges et Aciers de la Marine et d’Homécourt (SIDELOR). Elle est composée de 7 immeubles rassemblant 28 logements de «standing» de 3 chambres chacun, destinés aux contremaîtres des ateliers.
SIDELOR (Cie des Forges et Aciéries de la Marine et d’Homécourt)

Rapatriée de Lorraine après l’annexion suite à la guerre de 1870. La «grande usine» fermera dans les années 60 pour devenir un entrepôt de la COOP alors desservi par une bretelle ferroviaire. Ce site symbole du passé ouvrier de Floirac est aussi celui de l’intégration site industriel et habitat avec ses deux cités l'une ouvrière , l'autre pour les cadres.
AIA

Les ateliers industriels de l'aéronautique ou AIA sont des structures du ministère de la Défense Nationale qui s'occupent de la maintenance des aéronefs de l'armée. Implanté géographiquement sur Bordeaux et Floirac. L'AIA est spécialisé dans les interventions sur les moteurs. Implanté depuis 1934, ils reçoivent la maintenance des moteurs d'avions à pistons en 1937 puis les premières turbines arrivent en 1960. Lors de la guerre d'Algérie les activités des AIA d'Afrique du Nord (Casablanca, Alger et Blida) sont transférées à Bordeaux.
Les Etangs

Issus des forages liés à l'ancienne usine des tuileries et alimentés par des sources issues du Rebedech. Beaucoup de nos anciens y ont appris à nager aux "Enfants de Neptune". Rénovés depuis 2014 deviennent un lieu de promenade et de détente.
Les Jardins cheminots

D'implantations récentes dans ces lieux ils se sont substitués aux jardins situés en bordure de la voie ferrée Bordeaux Eymet. La SNCF utilisait l'emprise domaniale qui était la sienne lors de la mise en place du réseau ferré, alliant le social au pratique (assainissement de terrains inondables).
La CIMT

Usine de réparation et de
fabrication de wagons. A l'origine de la construction de la Cité ouvrière, construite en 1918, la C.I.M.T. " Cie
industrielle de matériel de transport " comprend : 1 atelier de
menuiserie, 1 fonderie d'acier et 1 atelier de construction d'appareils de
levage. L'activité, gisement important d'emplois pour toute la région
bordelaise, cesse en 1965. Sur ce vaste site industriel, plusieurs entreprises
viennent s'implanter, dont les Ets Desse, spécialisés dans la construction
métallique et la fabrication d'usines clés en main, majoritairement destinées à
l'exportation. Après le dépôt de bilan de 1985, seule l'activité de charpente
métallique est reprise par Desse. En 1925, il y avait 1 centrale électrique ;
la production était de 50 wagons par mois. Durant l'année 1989, 2 000 tonnes de
charpente ont été usinées.900 ouvriers en 1918. 550 en 1982. 30 salariés en
1989.
La Place Hilaire Saura

Au centre du quartier Jean-Jaurès avec son bar qui est un raccourci de l'immigration à Floirac : hier "chez Rossi" (immigration italienne) aujourd'hui "Chez Carmen" (immigration espagnole) et demain ? Lieu des fêtes locales après guerre 39/45.
Le Cinéma "Chez Ficelle"

Situé Rue Raymond Lavigne, après la guerre de 39/45 a été le lieu de rencontre de toute la jeunesse de qui était alors le "Bas Floirac". Ah, si les fauteuils pouvaient parler.
La Chapelle Sainte-Thérèse

De style volontairement simple et moderne, la chapelle Sainte-Thérèse est construite en 1965 au coeur de la ZUP de Floirac. C’est la deuxième chapelle de ce nom. Elle remplace en effet un précédent édifice détruit au profit d’un bâtiment culturel et de logements. Le maintien de ce lieu de culte dans le quartier répond au souci de l’archevêché de permettre aux habitants de pratiquer leur religion sans avoir à se déplacer. On recherche des photos et documents sur l'ancienne chapelle particulièrement le chemin de croix peint par un prêtre basque républicain Espagnol l'abbé De Zaballa.
Le Quartier Jean-Jaurès

Vous y découvrirez de nombreuses maisons ouvrières des années 1920/1930 avec des petits jardins et leurs murs en en "escarbille" parpaing fabriqué avec les résidus de mâchefer de la centrale thermique implantée à La Souys. La municipalité de Floirac a baptisé les rues de nom marquant le traumatisme de la grande guerre (Fraternité, Espérance, de La Paix, .....) mais aussi de personnalités républicaines (Jean-Jaurès, Blanqui, Marcel Sembat, ....) montrant son espoir en un monde Meilleur et Républicain.
Maison Latapie

Cette maison très économique, conçue par les architectes Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal dont c'était l'une des premières réalisations, part de la commande d’une famille, un couple et deux enfants, disposant d’un petit budget. Elle est située dans un quartier d’habitations, discontinu. La maison s’inscrit dans le profil de la rue. C’est un volume simple sur base carrée, qui propose deux plateaux libres. Sur une charpente métallique, la moitié, côté rue, est recouverte d’un bardage opaque en fibres-ciment et l’autre moitié, côté jardin, d’un bardage en polycarbonate transparent, formant une serre. Un volume en bois, calé à l’intérieur de la charpente, derrière le bardage opaque, définit un espace d’hiver isolé et chauffé, ouvert sur la serre et sur l’extérieur, côté rue. La serre est exposée à l’est et capte les premiers rayonnements. C’est un espace habitable de la maison, équipé de larges ouvrants d’aération pour le confort d’été. La mobilité des façades est et ouest permet à la maison d’évoluer du plus fermé au plus ouvert selon les besoins et les désirs de lumière, de transparence, d’intimité, de protection ou d’aération. L’espace habitable de la maison peut varier suivant les saisons, du plus petit, séjour-chambres, au plus grand, intégrant tout le jardin en plein été
Le Square Monrepos

Départ et arrivée des trams vers Camarsac Le Tramway de Bordeaux à Camarsac a fonctionné entre ces deux villes du département de la Gironde entre 1900 et 1949. C'était pour les Floiracais et Bastidiens un moment d'évasion vers la "campagne". Les "anciens" nous racontent qu'il fallait descendre du tram pour monter les côtes de Monrepos et Camarsac.
L'Usine
«LES CAPSULES»

Plus ancien site industriel de Floirac, il a été créé par un anglais, M. Betts, en 1801, pour la fabrication de capsules métalliques et tuyaux. L'usine employait un personnel essentiellement féminin. Son activité s’est arrêtée en 1976.
En 1930, la société prend l'appellation Betts et Blanchard. L'usine est agrandie progressivement en 1930, 1961 et 1967. L'ensemble est ensuite racheté en 1976 par la Sté Cébal, filiale du groupe Péchiney, pour l'usinage de capsules en aluminium et de tubes pour dentifrice. De nouveaux ateliers sont construits. L'activité perdure jusqu'en 1985 puis l'usine est transférée à Saint-Seurin-sur-l'Isle (33). Le site désaffecté est réinvesti en 1986 par plusieurs entreprises dont la Sté S.I.R.C.E.E., (Sécurité, installations, réalisations, constructions électriques et électroniques d'Aquitaine) : des réaménagements et des agrandissements sont encore réalisés. L'installation de ces entreprises, à l'emplacement de la Cebal, constitue un bel exemple de reconversion industrielle réussie dans les années 1980. Adresse : 73 à 77 cours Gambetta. Aujourd'hui des résidences occupent l'espace.
Le Domaine Vabre

Cours Gambetta "Château" typique des ces demeures où la bourgeoisie Bordelaise venait se reposer au pied de nos beaux coteaux (toujours préservés). A été longtemps propriété d'un pépiniériste reconnu.
Chai Viticole (Avenue Pasteur)

Rappelant le passé de FLOIRAC qui fut une terre viticole ravagée par le phylloxera vers 1870. Dans l'entre Deux Guerre ce fut un restaurant "le Grand Rozier".
Château La Ferrade

Belle demeure de l'avenue Pasteur de la fin du XVIIIème siècle. Fermez les yeux et imaginez les calèches de la Bourgeoisie Bordelaise débarquant les notables et leurs dames pour monter ce magnifique escalier. A proximité un reste de "GLORIETTE" qui faisait partie du "grand Monrepos" station thermale locale qui a accueilli un hôpital militaire durant la guerre de 14/18.
Le Quartier Libération
Le secteur est constitué d’un tissu d’habitat mixte comportant du logement pavillonnaire et une part importante de logement social. Construite au début des années 70, a la place de prairies, la Cité Libération (loi Chalandon) était un ensemble de 710 logements sociaux dont 532 ont été démolis dans la cadre de la Rénovation urbaine. Les barres de R+9 ont laissé la place à des petits immeubles de R+3 ou 4 avec une mixité sociale. Un nouveau collège s'est construit Nelson Mandela (à voir). La rénovation est en cours d'achèvement. Les nouveaux noms de rue du quartier ont été choisis par le Groupe Relais Habitant et font référence au nom du quartier (Olympe de Gouge, Simone de Beauvoir, Victor Schoelcher, ....).
Hors Circuit / entre la rue Gaston Cabanne et les quais

Centrale thermique de Floirac (D/E 7) : construite entre 1918 et 1920, avec une cité ouvrière intégrée, la centrale thermique est mise en service au mois d’août 1920 puis déclassée en 1958 au profit de la centrale d’Ambès. A la place du bâtiment principal qui est détruit, de nouveaux bureaux sont édifiés en 1970. Ils abritent le centre régional de transport et télécommunication du Sud-Ouest, responsable de l'entretien des lignes électriques. En 1924, il y avait 2 groupes turbo alternateur d'une capacité de 6 000 KW et 1 groupe de 10 000 KW, avec turbine à vapeur et condensation par surface. En 1948, 5 groupes fournissent 62 millions de KW par heure. La cité ouvrière comprend 4 maisons doubles.
Jean-Claude SAVY - Décembre 2015