Présentation
Dans
le cadre du projet [GPV] DATASCAPE porté par les étudiants de
seconde année de la section paysage de l'Ecole Nationale
d'Architecture et de Paysage de Bordeaux (EnsapBx), Claire Gaudouin et Manon Renard ont travaillé sur les piétons et l'espace qui leur est consacré à Bassens :
"Pour ce projet
cartographique, nous avons voulons travailler à l’échelle du
piéton et ainsi se rendre compte de la place qu’il tient dans
l’espace public, et plus exactement dans l’espace qui lui est
propre : les trottoirs.
La représentation finale est à
l’image d’une chorégraphie urbaine dans la ville de
Bassens.
Elle retrace un questionnement appliqué à la ville :
- Qu’est ce qui compose cet espace du piéton ?
- Dans
quelles mesures ces éléments vont-ils être un atout ou une
contrainte dans la promenade ?
Nous avons établi
trois critères que sont, la largeur des trottoirs en mètres, la
fréquence de circulation en unité/minutes, et le bruit ( terme
volontairement utilisé pour parler de son aspect dérangeant) en
décibel.
Nous avons ensuite attribué des degrés à chaque
rue de Bassens en fonction de ces critères : de l’agréable
au désagréable.
Par exemple, la rue Moulerin, située
au nord de la ville constitue une promenade agréable car : la
largeur des trottoirs est d’1.40 m, la fréquence de circulation
ainsi que le bruit sont très faibles.
Si l’on regarde les
tableau Excel des résultats, nous pouvons voir que, selon les mêmes
critères, la rue Pasteur constitue une promenade convenable, et que
le Quais Alfred de Vial est désagréable.
Notre
cartographie pourrait donc représenter un référentiel, un outil de
mesure des zones de bien-être pour une marche à Bassens. Nous
pourrions ainsi identifier très rapidement les lieux ou secteurs
plus ou moins agréables dans le cadre d’une promenade.
Il était intéressant pour nous de travailler dans une démarche
de déplacements piétonniers, puisqu’aujourd’hui encore,
lorsqu’on s’intéresse aux villes, celles-ci sont souvent des
structures tournées autour de la seule logique automobile. Le piéton
est mis au second plan.
Or, Il nous parait primordial de
considérer la marche comme un mode de déplacement combinable aux
autres et apportant une autre dimension : celle du
sensible.
Elle permet d’interagir avec l’environnement, de
s’arrêter, de découvrir, d’échanger avec les autres…
Finalement nous avons
réalisé cette carte afin qu’elle mette en relief un ou plusieurs
itinéraires qui conviennent à chaque promeneur, mais également
pour qu’elle puisse suggérer des potentialités de projets en
terme d’aménagement pour le piéton."
Les cartes




